L'Espagne pour moi, c'est plus qu'un pays
voisin de la France : durant la guerre civile, de 1936
à 1939, mon grand père maternelle a
été assassiné par les franquistes, et
ma grand-mère pour son salut et pour sauver ses cinqs
garçons et sa fille, la plus jeune (ma mère), est
venue vivre en France. Ils ont aquis une minuscule ferme à
Campagnand dans l'Hérault. A 4 km, dans un autre
village, Saint Parguoire, vivait mon père et sa famille.
Pendant la dictature franquiste, mes cousins maternelles ne pouvaient
pas aller en Espagne, pour ne pas se faire enroler dans
l'armée ou jeter en prison. A la disparition de franco, en
1976, les 2 à 3 millions de Français
d'origine espagnole ont pu renouer les liens avec leurs familles
espagnoles.
A 12 ans vient mes premiers souvenirs espagnols lors des vacances. Lors
de la visite d'Albacete au mois de janvier, mes parents furent surpris
car je n'avais pris qu'un petit blouson. Ayant cru comprendre que
c'était un pays très chaud, je n'avais pas juger
de me couvrir plus. Autre anecdocte : un peu plus tard, mes deux soeurs
faisant des achats avec leur argent de poche, mes parents m'ont
demandé pourquoi je n'en faisais pas. J'ai
répondu tout simplement que je n'avais pas pris mon argent
de poche pour ne pas le dépenser. c'est aussi lors de ce
voyage que j'ai entendu pour la première fois ma
mère parler en espagnole.
Pour conclure, ma grand-mère Maria Sanchez Munos a
vécut toute son existence avec nous, mais n'a jamais parler
en français. C'est comme ça que j'ai
appris l'espagnole de la campagne, mais avec beaucoup de lacunes.
Dernière anecdocte : ma grand mère était une
personne menue, d'1m60 maximumn cheveux longs et très bruns,
noué en chignon, très douce et reservée. A
saint-gilles du gard, où on vivait à l'époque,
dans le jardin, on avait un poulailler, une belette avait pris
l'habitude d'égorger les volailles. En fin d'après-midi,
un vacarme venant du poulailler se fait entendre, les parents absents,
on s'est précipité vers le bruit, on a vu l'animal tuant
les poules. Ma grand mère saisie une planche qui trainait
là, et en 3 minutes lui a fait son affaire. Elle a mis son
cadavre sous le tas de fumier, et on est allé gouter. Souvenir
d'enfance.
ITINERAIRE
Tarragone /
Segundo / Valencia / Mancha (province) / Belmon (chateau) / Campo
Cristo / Consuegua / Tolede / Escurial (monastere) / Segovie / Avila /
Salamanque / Pena del Francia / Alberca / Merida / Seville (place
d'espagne, casa pilatos) / Cadix / Malaga / Ronda / Cordoue / Grenade /
Benisa / Benidorm
CARNET
DE VOYAGE
Tarragone :
Ce qu'on aperçoit d'abord de Tarragone, c'est ces zones
industrielles, avec ses cheminées et sa pollution. Il faut avoir
la curiosité de rentrer dans la ville pour découvrir son
arène antique, ses ramblas, ses murailles, et ses rues
pittoresques.
Segundo :
Immense forteresse aux portes de Valencia qui a subit les assauts d'Hannibal, mais aussi un charmant petit village.
Valencia :
3eme ville d'Espagne. Elle retrouve son accès à la mer
depuis la coupe de l'america. Cette ville, oubliée pendant
longtemps du tourisme qui la traversait pour profiter des plages plus
au sud, redécouvre son patrimoine. La vie culturelle est de plus
en plus animée, son immense aquarium et l'implantation
d'industrie de pointe permettent à cette métropole
où il fait bon vivre, de renaitre.
La Mancha :
J'ai voulu marcher sur les pas de Don quichotte, entre les
allées de moulin, les chateaux et les villages
fortifiès (le campo cristo). Il ne faut pas oublié ses
immenses ciels perpétuellement clairs. Belmon, c'est un
petit bijou de chateau, comme on reverait d'en voir plus souvent. A
Consuegua, vous pourrez voir l'alignement des moulins.
Tolede :
Capitale Wisigoth, puis arabe, et enfin espagnole. On peut dire que la
ville transpire l'histoire. Là une porte fortifiée, plus
loin un monastère, une ancienne synagogue, son immense
cathédrale, et bien sur son alcazar, où s'est joué
un épisode de la guerre civile, tenu par les franquistes et
assiégé par les républicains. Dans toute guerre
civile, les exactions sont perpetrés de part et d'autres,
souvent sur des innocents pris entre deux feux. C'est une étape
qui m'a beaucoup plut. pour ses racines authentiques.
Escurial :
Le monastère de saint laurent d'escurial est le panthéon
des rois d'Espagne. Son immense facade est impressionnante mais sobre,
et cache une multitude de salles, de couloirs et de cloitres, où
l'or, l'argent et les pierres précieuses donne une petite
idée de la puissance espagnole ramené d'Amérique.
La légende veut que même les joints des marbres au sol
étaient en or. Cette surabondance de richesses, vous donnera le
tourni, mais, comme pour moi, vous semblera indigeste.
Segovie :
C'est une étape à ne pas manquer pour son magnifique
aqueduc romain, ses ruelles médievales, entre la
cathédrale et le chateau. Malgré la présence de
nombreux touristes, les cafès-restaurants vous reservent
d'excellentes rencontres et de nombreux échanges.
Avila :
C'est une petite ville aux remparts impressionnants. Une sorte de
Carcassonne espagnole, elle a eu le bonheur d'abriter la naissance
d'une sainte : Sainte thérèse d'Avila. ballade sur
les remparts et visite des sanctuaires.
Salamamque :
Elle est célèbre pour la plus vieille université
d'Espagne et une des plus anciennes d'Europe. C'est une ville
très cosmopolite,et très vivante du fait des nombreux
étudiants étrangers. Surtout ne pas louper la plaza
major, considéré à juste titre comme la plus belle
place du pays.
Pena del francia :
C'est un monastère isolé sur les crètes de la frontière portugaise. Un joli coin de nature.
Alberca :
un étrange village à collombages, un peu perdu, qui laisse un sentiment de remonté dans le temps.
Merida :
Ce fut une des meilleures étapes, où l'histoire (aqueduc,
theatre romain, musées), est en parfaite harmonie avec la
population de cette petite ville.
Seville :
C'est une immense métropole au nombre infini de quartiers, qui
donne une ambiance plus villageoise que citadine. Il faut la
découvrir à pied. C'est bien sur la ville des
grands boulevards et des monuments spectaculaires : cathédrale,
alcazar, place d'espagne, et rives du Guadalquivir. Capitale de
l'Andalousie, où la procession de pâques, les corridas de
l'ascenssion sont des événements qui dépassent
l'aspect religieux ou festif pour une vrai communion culturelle et
revendicative de l'âme andalouse.
Cadix :
Une vitre cassé à Séville, j'ai trouvé plus
simple d'aller faire réparer à Cadix, une ville plus
petite. En effet, un concessionnaire était à
l'entré de la ville. Pendant la réparation, une
journée... j'ai découvert la ville, son carnaval, qui
consiste en des groupes costumés qui chantent des chansons
satyriques pour l'occasion. J'ai rencontré à
l'auberge de jeunesse, un japonais Kori, avec qui j'allais
voyagé pendnat 15 jours au Maroc.
Cordoue :
ma ville préférée d'Andalousie.
Grande, blanche mais très humaine. La nonchalance est une
des qualités de la population. La
cathédrale-mosquée est une foret de colonne ou la
lumière rentre parcimonieusement.
Grenade :
A l'origine une petite ville entourant son chateau maure (l'alhambra),
où l'homme a voulu reproduire le paradis sous forme de palais et
de jardins.
Benisa :
Le village ou mes parents ont retrouvés leurs racines espagnoles.
Benidorm :
La Manhattan ibérique est très controversée pour
ses buildings du front de mer. Des charters d'allemands et des bus
d'anglais se deversent chaque semaine dans les hotels et sur les plages
pour profiter des tarifs avantageux. j'y ai gardé quelques
habitudes, et le cosmopolisme et l peu d'authenticité ne me
déplaisent pas.
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