JAPON I, 2eme PARTIE
HIVER : ENTRE MODERNITE ET TRADITIONS


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Japon I, 1ere partie

Japon I, 3eme partie

J'ai toujours été interessé par ce pays et par son peuple, aux coutumes si particulières qui nous parviennent à travers la littérature, le cinéma ou le sport.  Entre 20 et 27 ans, j'ai fréquenté un club de karaté, pour bien sur apprendre à me defendre, mais aussi pour approcher la mentalité japonaise, car contrairement au rugby, il y a une hierarchie à respecter et toute une série de saluts rituelle : le fondateur de l'école  de karaté  shotokan, le professeur, et bien chaque partenaire lors de chaque exercices. Le japon  est un des rares pays à avoir su concilier  ses traditions très fortes avec une modernité à outrance. Si les villes japnaises ressemblent beaucoup à des villes américaines, buildings, centres commerciaux, autoroutes, à la différence, les japonais ont su garder leurs petites rues étroites et leurs maisons basses, qui préservent l'aspect de petits villages. 

Parler du japon, c'est aussi parler de l'esprit de sacrifice qui a marqué pendant longtemps les anciennes générations après la guerre, mais qui reste encore très présent dans les mentalités. C'est un pays surpeuplé, montagneux, et aux cotes déchiquetées. L'archipel  fait environ la même superficie que la france, mais seulement la moitié est habitable. De plus la population est de 129 millions d'individus...  Ils ne disposent d'aucune ressource naturelle ( ni pétrole, ni charbon, ni foret immense, Leur seule richesse est leur travail, leur technologie, et leur volonté. Autrefois les salariès entraient dans une entreprise après l'unniversité et en ressortaient à la retraite. Cette particularité est moins courante du fait du renouvellement permanent du personnel, afin d'améliorer la rentabilité. De l'école primaire à l'usine, la journée commence par l'hymme nationale, des mouvements de gymnastique, et les slogans de l'école ou de l'entreprise. Autre pratique, les soirées qui s'eternisent autour d'un verre pour sceller l'esprit d'entreprise, et l'alcool sert à déshinniber et faciliter l'intégration.  Les japonais ont droit à 15 jours de vacances, mais il est très mal vue de prendre la totalité de ses jours, ils se contentent de la moitié. Le samedi et le dimanche est en principe chômé.  Il est d'usage de travailler aussi le samedi, et parfois certains dimanches matin. Le dimanche après-midi étant réservé à la famille. Ouf, mais même ça,  ça change, heureusement.  Contrairement à l'idée reçue, les français qui ne travaillent que 40h sont aussi productifs que les japonais qui en font 70. Par exemple, un français qui doit rendre un travail en 5h,  si il le termine en  4, il pourra partir ou faire autre chose. Le japonais qui doit faire le travail en 5h,  si il le fait en 6 ou 7h donnera l'impression d'être plus appliqué et responsable. 

Jusqu'a l'age de 6 ans, l'enfant japonais est un petit roi. Ensuite il porte l'uniforme et jusqu'a l'unniversité, 23-25 ans, il doit répondre aux espoirs de ses parents, satisfaire ses professeurs, et devenir opérationnel dans sa formation pour la société (pays). Discipline, compétition, et dépassement de soi sont les objectifs de l'enseignement. La pression sociale pour les élèves est tellement forte que le japon a un des records des suicides les plus nombreux. Autrefois, c'était un rituel, le seppuku, afin de rembourser des dettes (monétaires, honneur...). Beaucoup d'élèves se suicident devant la peut de l'échec et de la deception de leurs proches. Le port de l'uniforme chez l'étudiant avant le costard-cravate de l'entreprise, fait que la jeunesse est avide de se singulariser, à travers des tenues extravagantes (look rockeur, manga, punk) et des soirées de délire avec peu de limites et beaucoup d'alcool. On les croise dès le samedi après-midi, près des gares, trainant de lourdes valises sur roulettes, contenant leurs reves et fantasmes.  Toujours à propos de la mode : si pendant longtemps, Paris, New-York, Milan étaient les villes qui créent la mode, Tokyo est en train de devenir un réservoir  de créations. Les occidentaux ne s'y trompent pas, et observent attentivement tout les phénomènes de rues. Un exemple, on aperçoit de plus en plus de jeunes hommes portant des sortes de jupes ou de pagnes superposés à leur pantalons. Ca ne peut-être qu'une tendance, ou une nouvelle mode.  La jeune génération japonaise n'a pas d'a priori sur ce qui est plus ou moins masculin ou viril. Une tendance de plus en plus marqué est le sac à main pour hommes, ce qui nous fait sourire, mais qui sait, on porte déjà des sacoches, des bananes, alors pourquoi un sac à main plus pratique. 

Cette société contraignante est un immense laboratoire sociale, culturelle et technologiques, mais elle a beaucoup de défaut, tout en restant en perpetuelle changement, et de mon point de vue, dans le bon sens pour les japonais.    

ITINERAIRE

KYOTO :  Eikando, Shoren in, Tofu ku, Nanzen ji, Tenju an, Kiyomisu dera, Higashi honganji, Nishi honganji, Nijo ji, Heian jingu, marché de Ninshiki / NARA : grand boudah, musée, Asuka (tumulus, village) / KYOTO : Toshi ya matsuri (concours de tir à l'arc), tour de Kyoto, Kinkaju ji (pavillon d'or)  

JOURNAL

Mercredi 9 janvier :
Arrivé à Kyoto en fin d'après midi. j'ai pris l'hotel budget inn, deux rues face à la gare, payé 3 nuits 2500 yens chacune. Resto : 2300 yens, c'était un attrape nigaud (moi !!!), resto des environs très cheres, je conseille de se rabatre dans la rue des restaurants au 3eme niveau sous sol gare. 

Jeudi 10 janvier :
Bus 250 yens, pour visiter le temple zen Eikando 500 yens (idem pour tous les temples). Il est très interessant, mais c'est le jardin zen qui est magnifique, avec ses parterre et ses monticules de sable pour méditer. C'est celui qui m'a plut le plus. Ensuite chemin des philosophes, puis la visite du temple de Shoren in, puis de Tofu ku, magnifiques et reposant. Arrivé à l'ancienne ville impériale, transformé en temple le Nanzen ji, où toute la beauté et la sobriété rentre en jeu. Il ne faut pas louper, sur la même esplanade la villa d'un ministre Tenjuan, avec son étang flamboyant aux murs de bambous. Ballade, puis bus pour le fameux temple terrasse le Kiyomisu dera. C'est un des temples les plus connus de Kyoto pour ses immenses terrasses en bois et la vue sur la ville. Retour à l'hotel, puis bains publics dans un onsen populaire 400 yens. 

Vendredi 11 janvier :
Visite des deux temples immenses, le Higashi honganji, où la porte d'entrée est aussi grande que l'arc de triomphe, et le Nishi honganji. Puis j'ai trainé un peu dans la ville sous un temps nuageux, et j'ai visité le chateau impérial de Nijo ji, dont on notera les immenses pavillon aux planchers chanteurs. Puis passage par le petit temple de Heian jingu. Ensuite visite du musée municipal, pour découvrir la peinture japonaise comtemporaine. J'ai conitnué avec le marché de Ninshiki, pour le visiter,  diner et faire des achats de souvenirs (6900 yens). 

Samedi 12 janvier :
Train pour Nara (400 yens), petit dej,  Ballade dans l'immense parc du grand Boudah, au milieu des pelerins et des troupeaux de daim. La pluie se faisant plus vive, je trouve refuge au musée, et j'y découvre de magnifiques Boudahs de toutes tailles,  de toutes matières et de différentes époques.  Il vaut vraiment la visite (500 yens). Vers 13h, déjeuner près de la gare. Puis train pour Asuka. Après 3 changements et 1h30 de voyage. Il fut un peu compliqué... Un peu déçu par le minuscule tumulus (250 yens) mais enchanté par le paysage champètre au coucher du soleil. Train retour, supplément de 1000 yens. Le soir lessive à l'hotel 200 yens de lavage, 300 yens de sechage. 

Dimanche 13 janvier :
Petit déjeuner copieux  dans un resto classe (700 yens). Puis je suis allé à pieds visiter le temple des 1000 boudahs (Sanjusangen-do). Je suis tombé par hasard sur le fameux concours de tirs à l'arc le Toshi-ya Matsuri, une deferlante de kimono plus beaux les uns que les autres, où toute la jeunesse Kyotoïde vient se montrer et être vu. J'y suis rester pour 4h de découvertes et d'échanges. De retour vers la gare, malgré le temps gris persistant, je monte sur la tour observatoire pour voir la ville vu du ciel. Puis bus pour le pavillon d'or kinkaku ji. Après l'averse, miracle les rayons de soleil caressent le monument. retour à un onsen pour me detendre.  

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