Entre andes, caraïbes et orenoque, le Venezuela, pays négligé des touristes pour son insécurité (Caracas) cumule les contrastes et les records comme la diversité de ces climats et de ses peuples : iles paradisiaques des Caraïbes, plaines inondables de Yanos, la culture andine de Merida, l'incroyable Canaima avec son fleuve et ses magnifiques tipus (montagne calcaire) dégringolantes de végétation et de cascades dans une jungle exubérante (c'est vraiment magnique dans la brume). Ce pays est riche en ressources d'hydrocarbure mais pauvre par la différence du niveau de vie de sa population. Pays des records : la chute d'eau la plus haute du monde, Salto del Angel, 1 km de haut, et le téléphérique de Mérida, également le plus haut. Le Venezuela est un des pays les plus constrasté de la planète qui mérite d'être découvert et connu.
ITINERAIRE
Caracas // Canaïma (jungle, Salto del Angel) // Maracay (Pont Colombiano) // Merida (andes) / Pic Simon Bolivar, Baños des aleros // Coro (Coro de Vela) / Adicore / Maraccaïbo (santa rosa de agua)
CARNET
DE VOYAGE
- Arrivé
Dès mon arrivé à Caracas, sous une pluie constante, j'appris que les intempéries duraient déjà depuis 3 semaines.
J'ai quand même entre deux orages pu faire quelques clichés du centre ville historique. Et n'en pouvant plus, je suis meme allé au cinéma, un dimanche après-midi, pour voir l'ambiance. Caracas à l'époque, avait une très mauvaise réputation pour ceux qui voulait sortir la nuit.
- Canaïma, paradis ? pourquoi pas.
Départ de l'aéroport vers 9h, et après diverses escales, arrivé à Canaïma vers midi. Deux possibilités d'hebergement s'offrent à vous : un hotel club luxueux ou une chambre chez l'habitant dans un joli petit village. J'ai profiter de l'après midi pour découvrir le hameau, les alentours et ses nombreuses cascades. j'ai pris une réservation sur deux jours pour aller voir le salto del angel (le saut de l'ange), la plus haute cascade du monde, plus de 1000m.
Le mardi, 8h départ en pirogue, les paysages sont fantasmagoriques, les tipuys (plateau calcaire) émergent au milieu de la jungle luxuriante, peuplé de cris d'animaux et de parfums entétants, et le tout dans un perpetuel ruisselement d'eau. Après de nombreuses escales au cours de la journée, ce fut une étape nocturne dans des cabanes, sur des hamacs au bord du fleuve. A 6h du matin, le reveil eu lieu par les singes hurleurs et par la faune locale. Le déjeuner fut frugal, puis départ pour le salto. Le courant est de plus en plus vif, et la foret de plus en plus dense. On abandonne la pirogue pour parcourir les dernières 6 kilomètres a pieds. Nous tombons sur cette imense colonne d'eau qui semble venir du ciel, en se vaporisant au cours de la chute. Après avoir visité les environs, nous sommes retournés près du fleuve, pour déjeuner et reprendre les pirogues pour le retour, il ne faut qu'une demie-journée pour couvrir la distance avec Canaïma avec le courant. En fin d'après midi à Canaïma, j'ai fait une balade dans le parc, et cheminement sous les cascades.
Le jeudi, matiné de detente. Baignade et visite du village. De l'aéroport, chaque matin, selon le temps, il est possible de survoler le salto del angel en bimoteur. Il faut bien se renseigner à l'hotel, moi je ne nai pas pu le faire, je n'étais pas au courant. En fin d'après midi, retour à Caracas.
- Toujours de la pluie... et une catastrophe
Dans l'avion, je rencontre une équipe de tournage, qui me déconseille de rester à Caracas, la pluie n'ayant toujours pas cesser. Ils m'ont conseillé d'aller plutot vers l'interieur à Maracay. C'est une jolie petite ville agricole et commerçante à 150 km de la capitale. Après une très bonne nuit, j'ai entendu beaucoup d'agitation dans la rue de l'hotel. Je me suis renseigner, on m'a dit de mettre la télévision. En effet, les plages de caracas, près de l'aéroport ou je devais séjourner avant de changer d'avis, la moitié de la montagne s'était écroulée dans le secteur de l'aéroport, entrainant tout les bidonvilles sur ses flancs, mettant l'aéroport sous plus de 2 m d'eau, pistes comprises. Les deux faces du massif forestier étaient touchées. Les secours étaient insuffisants, et les infrastructures completement submergées. De retour en france, j'ai appris qu'il y avait eu plus de 50 000 morts. (la meme semaine en france, une tempete d'une violence inhabituelle a traversé le pays, et fait plus de 90 morts et la une des médias...)
- Tentative pour aller à Mérida
Ayant un billet d'avion Caracas-Mérida, je suis retourné à la capitale pour voir si je pouvais l'utiliser. L'aéroport était inutilisable durant une semaine. Je décide de prendre le bus de nuit pour Mérida. Le départ se fait sans trop de problème malgré la pluie et la chaussée glissante. On était bien installé, j'avais fait connaissance avec mes voisins, quand, après avoir dépassé Valencia, les pneus coté droit ont du éclatés, et le bus s'est couché sur le bas coté, arreté par la bordure. Il était inutilisable. Vu que les secours et la compagnie de bus ne pouvaient rien faire pour nou, j'ai pris la décision d'acheter un nouveau billet, on a fini par arrivé à Mérida, vers 8h du matin le lendemain. récapitulation : j'ai acheté un billet d'avion et deux billets de bus pour Mérida !
- Les andes Vénézuélienes
Mérida est une jolie petite ville universitaire, aux nombreuses librairies, cafés, salles de spectacles. Elle est très animés et vivantes. Elle a la particularité d'avoir le téléphérique le plus haut du monde (4765 m). Les environs rapellent la campagne suisse, entre ses villages, ses fermes et ses sources thermales. C'est une très belle étape de détente et de dépaysement.
Lundi, une journée de bus, plus une nuit, pour descendre sur la cote, et rejoindre la belle ville historique de Coro.
- Mésaventure qui aurait pu mal tourner
A Coro, arrivé vers 6-7h du matin, j'avais décidé d'aller à l'hotel galio, tenu par un français. Mais la chambre qu'il m'a proposée n'était pas tout à fait prete. Je n'ai laissé que mes gros bagages. J'étais obligé de garder dans le double fond de mon sac photo, mes passeport, billets d'avion, carte de crédit et argent. J'ai visité la ville et les principales maisons historiques, qui sont de pure beautés, et qui méritent largement d'être classé au patrimoine de l'unesco. Vers 10h, la chambre n'étant toujours pas prete, je décide d'aller visité Coro de Vella, ancien port de Coro. Avec des batiments moins prestigieux mais interessants. Sur place, les gens aussi accueillants, souriants, ou jouant au base-ball, m'ont fortement déconseillés d'aller dans les dunes à la sortie du village, à cause du risque d'aggression. J'ai fais mes photos, discuté avec les gens, déjeuné, et en milieu d'après midi, je me suis retrouvés à la plage devant la dernière maison, face aux dunes. Les deux adolescents qui se baignaient, devant leur maison, m'ont proposé de se joindre à eux. On a beaucoup discuté et rigolé, l'ainé était particulierement cultivé. 2h après, après s'etre séché et rhabillé, j'ai vu se détaché des dunes une silhouete qui se détachait et courait vers nous. j'ai juste eu le reflex de mettre les enfants et mon sac derrière moi, et desaisir mes godillots en guise de gants. Là le SDF aux vetements élimés, un sac papier en guise de cagoule, et un couteau à dents de 20 cm. Il a demandé aux enfants de ne pas s'en méler, et il n'en voulait qu'a mon sac. Je vous rappelle qu'il y avait tout mes papiers et argent dedans. Il a essayer de m'entailler les avant-bras. mais mes chaussures les ont proteger. Et plutot que de le calmer, je me suis mis à l'insulter en espagnol, que je parle courament sans accent. Je lui disais qu'il faisait la bétise de sa vie, qu'il allait me tuer, tuer les enfants mais que les gens du village le retrouverai, et qu'ils s'en prendraient à sa famille. L'aggresion a duré au total entre 1 minute 30 et 2 minutes, mais qui ont été les minutes plus longues de ma vie, car voyant qu'il n'obtenait rien, il a disparu. Si les adolescents étaient en pleurs, moi je n'étais pas fier non plus, et mes jambes jouaient les grelots. J'ai raccompagné les enfants chez eux. On est resté quelques temps en contact. Mais je suis vite retourné à l'hotel à Coro.
Départ pour adicore, joli village de reve, sur une plage immense, déserté par tout les touristes à la suite des pluies incessantes qui sévissaient ici, il y a encore deux jours.
- Maraccaibo
C'est une ville tentaculaire, inhumaine, oppressante. C'est ce que j'aperçu en traversant la ville en bus pour me rendre à Santa rosa de agua, sur les rives du lac maraccaïbo, petite venise préservée et colorée. Bonne impression et très bon accueil, si près de la mégalopole. Retour à la ville. Quelques rapides clichés dans la ville nouvelle. Je décide d'aller au cinéma à la séance de 17h. Je saute dans un collectivi, mini bus pour me rendre au terminal de bus ou était situé mon hotel. Mais le combi a un itineraire précis qui le dirige vers la banlieue. Il me dépose en plein centre de la ville, et je me trouve dans une scéne psychédélique : C'est mad max, pneu en train de se consummer, dealer en train de vendre, prostitution, bagares. J'avais peu de temps pour quitter cet endroit, une jeune prostitué à du lire ma detresse dans mon regard, et m'a proposé son aide. Elle a essayé de bloquer un premier taxi, cela n'a pas marché, alors elle s'est presque jeté sur le second, qui a accepté de m'emmener sans trop de discussion. Je n'ai pas eu le temps ni l'envie de marchander la course, ni le temps de dédommager la jeune fille. Quand je suis arrivé à l'hotel, je me suis bien barricadé, et pousser un grand soupir.
- Passage de la frontera
Après tant d'émotion au Vénézuela, j'ai pris le premier bus à 7h pour la frontière colombienne. Au cours du voyage, j'ai plus au moins sympathiser avec une famille colombienne qui se rendait aussi à la frontiere. Après avoir rempli les formalités coté vénézuela, et conseillé un italien d'enlever son chapeau et ses lunettes noirs s'il désire vraiment continuer son voyage, j'ai été abordé par de jeunes vénézueliens qui me proposaient de partager un taxi pour traverser le no man(s land de 3 km jusqu'au poste colombien. C'est l'endroit le plus dangereux des deux pays. En fait ils me proposent gentiment de les accompagner pour me dévaliser. Le père de famille que j'avais connu dans le bus, m'a proposé plutot de partager le taxi avec lui, sa femme et ses deux enfants. J'ai partagé le taxi avec eux. Ils m'ont aidé à acheté le billet. Ils ont vérifié que j'étais assis dans le bus, et ils m'ont offert à manger et à boire pour la route. Le soir à 17h, j'étais à Santa Marta en Colombie. Si vous devez franchir certains frontières à risques, il faut se diriger pour partager les frais plutot avec une famille avec enfants, que de jeunes interessés aux gains faciles. Un touriste reste une cible.
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