L'Argentine du nord-ouest est très différente de
la pampa verdoyante ou de la jungle exubérante de la province
des missions. Le nord-ouest, c'est le désert implacable,
inhospitalier, mais fascinant avec ses couleurs contrastées et
presque iréelles. Cette région est resté
authentique par sa rudesse, et la population indienne toujours
présente. On y trouve tradionnellement une petite
artisanat et de l'élevage, toutefois l'orientation vers le
tourisme devient de plus en plus présent. Beaucoup de
jeunes portenio viennent découvrir le désert, les
grands espaces, et l'esprit de liberté pendant leur
vacances.
Les Argentins sont de grands consommateurs de boeufs grillés
(churasco ou brasero). La découpe et la cuisson n'ont rien
à voir avec la francaise ou l'européenne : elle se fait
en suivant les fibres, les tranches sont plus épaisses, et la
cuisson est indirecte, très longue à feu réduit
pour maintenir un maximum de jus. En europe, on consomme en
moyenne 100-150g de viande. ici, c'est plutot de 250 à 400g. La
viande est toujours délicieuse, la pièce dite churiso est
une de mes préférés. Je n'ai jamais pu finir ma
piece de viande.
Le maté (infusion d'herbres provenant de la région des
missions) est une vraie institution dans ce pays. Tous se ressemble,
mais aucun n'a le meme gout. Chacun a son secret, un peu plus de
menthe, un peu moins de sucre. Toute la journée, les argentins
transportent leur thermos d'eau chaude pour alimenter leur vice. Je ne
suis pas trop amateur de maté, mais acceptez celui qu'on vous
offre dans ce geste d'hospitalité. Des scientifiques
ont découvert que cette infusion a des
propriétés contre le cholestérol. Nos
artères sont nettoyès contre les excès de viandes.
Malheureusement, les jeunes en boivent de moins en moins,
préférant le soda et les bières.
Dernier aspect de la culture argentine : le tango. Pour moi, le tango
(avant ce deuxième séjour), était
l'équivalent de la java à patris ou du paso-doble
à Madrid, ça tenait beaucoup de la légende et du
folklore. Mais c'est beaucoup plus qu'une danse de salon pour bourgeois
encannaillés ou ouvriers endimanchés. Le tango,
c'est l'âme de ce pays, surtout depuis qu'il se réinvente
par l'apport de nouveaux instruments, violons, guitares, et l'influence
du rock et de la salsa. Un groupe emblématique de ce
nouveau genre est gotham project avec une musique envoutante et
débridée. Le quartier de santelmo à buenos aires,
quartier des antiquaires est en train de devenir la mecque du tango.
Les cours de danse fleurissent, qu'ils soient classiques ou
avant-gardiste, restent populaires et accessibles. Outre la
sensualitè et le rythme, l'amateur de tango appréciera
aussi bien d'etre danseur que spectateur, c'est un tout, ni l'age ni la
condition sociale n'ont d'importance. Cette musique s'exporte bien : on
peut trouver des clubs à Rio, Madrid, Paris ou Berlin, et ce
n'est pas un hasard.
ITINERAIRE
Jujuy / Salta / Cafayate (quebrada) / Cordoba / Uruguay (voir photos uruguay II) / Buenos aires
CARNET
DE VOYAGE
- fuite vers la plage
Après 15 jours en Bolivie, dont presque une semaine dans le
desert entre Uyuni et Tupisan, mais faute de temps, j'ai zappé
la magnifique quebrada de Humahuaca pour me consacré à
celle de Cafayate, seulement apercue lors de mon premier voyage.
J'avais envie de mer et de plage, et pour cela je me suis dirigé
vers l'Uruguay.
- Jujuy
C'est une magnifique ville coloniale, aaux rues larges et
aérés, aux batiments colonials et administratifs
impressionnants. Elle m'a laissé une très bonne
impression, surtout par l'accueil et les rencontres.
- Salta
Grande ville agitée, elle ne m'a pas laissé de grands
souvenirs, malgré ses belles places, ses musées et
églises colonials. Le ciel bas et couvert y est certainement
pour beaucoup. Je conseille le provincial plaza Hotel, qui est un peu
cher, mais il vaut vraiment le coup par son confort, l'accueil, et le
petit déjeuner. Je conseille aussi un restaurant rusitque et
raffiné, sur la partie gauche (cathedrale dans le dos), au
milieu du paté de maison, aux serveurs sympathiques et
prévenants.
- Cafayate
C'est un petit village de reve, entouré de vignobles. Les gens y
sont chaleureux. On trouve sans problème un hebergement et des
restaurants de qualité. Il y a plein de possiblités de
balades, et bien sur la magnifique quebrada. Une étape
indispensable.
- Cordoba
C'est la deusième ville du pays. Elle est très
industrialisée, commerciale, et l'agriculture est aussi à
la pointe. L'été y est étouffant et moite.
Là, je déconseille l'hotel Sussex. Il m'a beaucoup
déçu : chambrses viellissantes, mal entretenues, et
service minimum. Ce fut une ville-étape qui ne m'a pas ravi.
Parti de Cordoba vers 17h, je suis arrivé en Uruguay
à Montévidéo, vers 10h du matin. J'ai
revisité la ville jusqu'a 14h, et pris le bus pour la punta del
diablo. A 17h, enfin, j'étais dans l'eau.
- Buenos aires
Cette ville est la plus européenne d'Amérique du sud.
Elle est en train de vivre une totale mutation : si dans les
années 1980, Madrid a connu sa movida, dans les années
2000, ce fut Prague et Budapest qui sont à la mode,
l'activité artistique et culturelle est en pleine effervescence.
Les théatres déjà nombreux, programment 2 à
3 spectacles par soir, de nouveaux bars et boites underground
ouvrent chaque semaines. Des nouvelles galeries d'art apparaissent, et
je vous parle pas de ce qui se passe pour la mode et la musique.
Pour les amateurs de quartiers tranquilles, l'hotel castillo dans le
quartier palermo,est sympa et classique. Aux alentours, vous y
trouverez de bons restaurants populaires. Pour les plus
branchés, l'hotel, le lugar gay, 1120 defensa, a santelmo,
propose des initiations au tango.
- Chacarita
Au cimetierre de Chacarita, ayant décidé de le visiter,
malgré l'appréhension suite à la disparition
récente de mon neveu daniel, je comptais y resté une
demie-heure, par une belle matiné d'été. par
lui-même, le cimetierre est très impressionnant par la
diversité des mausolés et sculptures. Les familles
nettoyant les caveaux, étaient très accueillant et
proposaient d'y jeter un oeil. On échangeait quelques mots, et
des fossoyeurs vous proposaient de partager un maté à
l'ombre pendant leur pause. Il y avait une atmosphère peu
courante, plutot décontractée, legère, qui
incitait plus à la flanerie qu'au reccueillement. je suis sorti
deux heures plus tard. Le buffet de la station de train en face fait
des steacks énormes, bons, et pas chères.
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