BIRMANIE
UN PAYS MYSTERIEUX QU'IL FAUT DECOUVRIR


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De nombreux médias occidentaux vous déconseillent d'aller en Birmanie pour ne pas cautionner une dictature cruelle. Les multinationales de pétrochimie, très bien implantées, n'ont aucun scrupule pour s'enrichir en faisant de nombreux profits sans tenir compte de la situation de vie déplorable des birmans (asservis et défavorisés), alors que nous, touristes, sommes mal vus par les médias occidentaux qui ne veulent pas cautionner une dictature cruelle, si nous allons en birmanie. C'est le paradoxe de la mondialisation.
Faire un voyage en Birmanie vous fera remonter dans le temps et les époques. Cette culture est le trait d'union entre l'Inde et la Thailande, elle demande qu'a être découverte. Surtout, votre présence et vos petits moyens permettront à cette population maltraitée de subvenir un peu; les militaires, en effet, ne contrôlent pas toujours le petit commerce. Malgré leur misère, les birmans sont des gens accueillants, sympathiques, chaleureux, alors n'hésitez pas et tentez l'expérience.
Les militaires birmans incitent la population a faire le maximum de dons au clergé bouddhiste, construction de temples, embellissement. En contre-partie, le clergé canalise les sentiments d'oppositions et de contestations qui pourraient naitre dans la population. La collaboration est totale.
Faites donc votre propre opinion et tentez l'experience.

ITINERAIRE

Yangon (Shwedagon)  / Mandalay (palais royal)  /  Mingun  /  Amarapura  /  descente du fleuve Yrawady  /  Bagan (Mont Popa)  /  lac Inle (village cham)  /  Kyaiktiyo (rocher d'or)

CARNET DE VOYAGE

- Le pilote était au rendez-vous
Durant l'escale à Bangkok, j'ai rencontré Nathalie, jeune mariée, qui venait rejoindre son époux qui travaillait à Rangoon, à Air Mandalay.  Elle m'a demandé si son époux n'était pas au rendez-vous, de l'aider à trouver un hotel. En contre-partie, si son époux était au rendez-vous, de m'aider à trouver un billet d'avion pour Mandalay. Arrivé à la douane, Nathalie était rassurée, son pilote de mari était là. On a juste fait connaissance, ils m'ont accompagné au bureau où j'ai réglé mon billet avec ma carte de crédit. Je voulais absolument cette ligne, car cette compagnie est la plus sûr, leurs avions ne s'écrasent pas en principe. 

- Des suisses formidables
Je me suis rendu à la salle d'embarquement pour Mandalay, et j'ai rencontré un couple Italo-suisse, qui était venu rendre visite à leur copain Aldo qui venait de monter une agence de voyage un an auparavant.  Il leur avait organisé un petit circuit, et reservé l'hotel.  Arrivé à destination, ils m'ont proposé de partager le taxi, et de trouver une chambre dans leur hotel.  Conclusion, j'ai traversé le pays en avion, pris un taxi, loué une chambre, sans avoir aucune monnaie birmane sur moi. Normalement, à l'arrivé à l'aéroport, on vous impose de changer 2 à 300 dollars, ce qui ne fut pas mon cas.  Mes copains suissses me proposent de m'accompagner pour aller faire du change, l'argent birman est le Kyatt, et je me suis retrouvé avec un sac photo plein d'argent, et mes poches et les leurs pleines d'argent. Je n'avais pourtant que changer 150 dollars, et il a fallu une demie-heure pour compter les liasses. Le soir même on a croisé un hollandais, qui s'est joint à nous pour les trois jours de visite de la ville, louant taxi et bateau.  

- Un guide généreux
Voulant prendre un bateau pour descendre le fleuve Irrawady, nous avons été obligé de prendre le paquebot touristique (le gouvernement veut controler toute dépense de devises).  Nous nous rendions à Bagan où Aldo nous attendait.  J'ai fait sa connaissance ainsi que celle de Willy, un de ses guides en fin de formation.  Problème : l'hotel qu'ils avaient louer étaient complet.  La seule solution pour moi était de proposer à Willy de partager sa chambre. On est allé directement voir le coucher de soleil sur les stupas et les pagodes, avec les commentaires et les explications du nouveau guide. Ensuite on est allé boire le verre de l'amitié, et willy a accepter de partager sa chambre. Au cours de la conversation, chacun a donné son avis sur la performance du guide. Les suisses étaient satisfait de son travail, mais j'ai exprimé certains réticences par rapport aux dates, la chronologie des rois, un peu compliqué pour la mentalité françaises qui s'attachent plus aux anecdotes, à la main d'oeuvreet l'architecture. Plus tard dans la soirée, après partager la salle de bain à tour de rôle, on a entamé une très longue conversation sur la situation politique et la dictature en Birmanie.  C'était une superbe occasion.

-  Le bonze espagnol (Birman !)
Les suisses étant parti, j'ai trouvé un allemand un peu taciturne, mais assez sympa pour partager un taxi pour aller visiter le mont Popa, l'équivalent du mont st michel pour les birmans. Sur place, faisant l'ascension, j'ai croisé un bonze qui avait séjourné assez longuement en Espagne, et nous avons entamé une grande conversation en castillan.  Après avoir fait la visite du site, le bonze nous attendait pour nous inviter à déjeuner dans son monastère. Là, j'ai appris que pas mal de bonzes birmans voyageait en occident princpalement pour visiter les communautés bouddhistes.. Les tampons de son passeport le prouvait.  La question que je me posais comment ces hommes étaient autorisés à sortir du pays par le gourvernement.  Il m'a expliqué qu'en cas de non retour, la famille subirait des représailles. 

- Le paysan mélomane
Après Bagan, je me suis rendu en bus au lac Inle, où j'ai logé à l'hotel Queen, qui était sur un radeau.  Sympa et pas chèr.  Un séjour magnifique à Pagan, le lac, les pécheurs, les bonzes dresseurs de chats, et les communautés chams. 
Prenant le bus du lac Inle jusqu'a Rangoon, départ 15h, arrivé 6h du matin. Vers 18h, un pays est venu s'asseoir à coté de moi, 35 ans environ, crotté, assez fatigué et avec ses outils. J'ai essayé de discuter un peu, sans trop y parvenir. Il ne parlait pas anglais, et moi pas birman.  L'idée m'est venu  de lui faire écouter mon walk man à double casque. Je lui d'abord écouter une cassette anglo-saxonne, qu'il n'a pas vraiment apprécié, puis une cassette française, qu'il a encore moins aimé. Et enfin du classique, Mozart, Verdi, Bach, et là son regard a completement changé. j'ai senti qu'il y avait une émotion qui passait. Au bout d'une demie-heure, je lui ai laissé la machine, et il m'a bouffé toutes les piles. Plus tard, on a fait un arret à un routier pour se reposer et se restaurer; J'ai fonçé aux toilettes, puis je les ai rejoins à une table, où il avait commander deux énormes soupes. La halte fut brève, mais au moment de l'addition, il a insisté pour payer, pour me remercier d'avoir partager ma musique. Cette personne gagnait 100 000 fois moins bien sa vie que moi. On me demande souvent pourquoi je suis allé en Birmanie, et bien, je suis allé en Birmanie pour manger une soupe avec un paysan mélomane. 

- Le mur
De retour à Rangoon, j'ai pu enfin visiter la ville, et la fameuse pagode couverte d'or du Shwedagon.  Arrivé à 5h du matin, j'ai pu profiter de l'ambiance exceptionnelle et de lumières magiques. Après trois heures sur place, j'ai quitté les lieux pour me rendre à pied à mon hotel. J'ai longé une longue zone au mur hermétiquement clos. A un moment j'ai aperçu une boutique et je suis allé m'acheter de la mousse à raser, puis j'ai continué mon chemin. Je me suis fais arreter par un officier qui m'a obligé de changer de trotoir car je longeais une zone militaire interdite.  je n'avais pas remarqué que tout le monde marchaitt sur l'autre trotoir.

- Pelerinnage au rocher d'or
De Rangoon, parti le matin à 7h, pour aller voir le
Kyaiktiyo (rocher d'or). Arrivé au pied de la montagne vers 17h, je pensais le rocher tout près, vu le nombre de pelerins, j'ai entamé l'ascension avec une bonne réserve d'eau vu la chaleur. Vers 21h, la nuit bien tombée, j'ai compris que je n'étais pas près d'arriver. Entre temps, j'ai rencontré une famille birmane, composé du père, de la mère, de l'oncle, d'un adolescent, qui m'ont proposé de faire le chemin avec eux, et de partager l'herbergement qu'ils'avaient reservé. L'hotel consiste en une maison en rotin avec des nattes sur le sol pour dormir, une cour à l'arrière, avec une énorme jarre pour puiser l'eau pour se doucher. Lors de mon séjour à Bagan, j'avais été blessé au pied par une auguille d'acacia, marchant pieds nus autour des temples.  Mon pied me faisait souffrir depuis plus d'une semaine. après une nuit assez courte, je quitte mes amis birmans à 4h du matin pour etre à 6h au sommet pour voir le lever de soleil sur le rocher. La monté se passe bien, ainsi que la visite, et vers 9h, mes copains birmans me rejoignent, et je les invite à prendre un petit déjeuner avant de me séparer d'eux. Etant très fatigué, je ne me voyais pas faire 6h de marche pour redescendre de nouveau. Par chance un camion bondé prenait la direction de la descente. Je l'ai payé, avec un tarif un peu plus élevé, et passé 3h difficiles et enchainé avec le bus pour la capitale. Surprise, à l'hotel, l'épine d'acacia avait disparu du pied, qui se portait nettement mieux. Un miracle bouddhiste surement. 

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