La Bolivie est un petit pays enclavé d'Amérique du sud, qui a malheureusement vu sa superficie diminuer de moitié aux 19ème et 20ème siècle suite à 3 guerres perdues contre ses voisins, comme la guerre du Pacifique contre le Chili (1879-1884) et la guerre du chaco (1932-1935) contre le Paraguay. La paz est la ville la plus haute du monde avec une moyenne entre 3600 et 3800 m, et l'aéroport, dans la plus grande banlieue (l'Alto), se situe à plus de 4000 m. Entre les années 60 et les années 80, ce pays a subi une multitude de coups d'états et de dictatures militaires. Ce pays reste en plein bouleversement politique, démocratique, et économique depuis l'élection du président Evo Morales le 22 janvier 2006, rare président d'origine indienne. Il s'est lançé dans d'importantes réformes, en particulier la redistribustion des revenus pétroliens, que les multinationales étrangères exploitaient en conservant le maximum de profit. Il a une politique populiste proche de celle d'Hugo Chavez (président du Venezuela). Le pays tend vers plus de justice et d'égalité. La Bolivie est un chaudron bouillonnant, plein d'idées, de promesses et d'espoir.
ITINERAIRE
La Paz // Copacabana ( lac titicaca), ile del sol (chincana, yumani) //
Cochambaba (Sipe Sipe) // Sucre (tarabuco) // Potosi (mines) // Uyuni
(Salar, laguna et laguna colorada, geyser) / Tupiza
CARNET
DE VOYAGE
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Arrivé un dimanche
Ma première impression en venant du Chili en avion fut l'immensité des pics enneigés, et l'immense miroir du lac Titicaca. L'atterissage eut lieu au Alto, banlieue de La Paz, qui a, en 9 ans, quadruplé sa supercifie. La descente est vertigineuse vers le centre ville, à travers des banlieues où les maisons sont en meilleur état que dans mes souvenirs, et de plus en plus achevées et coquettes. Oui, la capitale change. Les marchés sont mieux fournis et bien achalandés (de la nourriture aux vêtements, en passant par l'électronique). Tout est là, même les vieux étals des marchés aux sorciers. Les jeunes adoptent de plus en plus les tenues occidentales : casquette de base-ball, lunettes de soleil, baladeur MP3. J'ai visité la ville coloniale, le quartier du prado. Au final, une longue nuit de récupération.
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Départ pour le titicaca
taxi vers 7h, bus pour Copacabana vers 8h. Après avoir traversé l'altiplano et ses paysages grandioses, je suis arrivé vers midi sous un beau soleil., contrairement à mon séjour 9 ans plus tot, où, sur les 3 jours passés sur place, 2 et demi furent sous une pluie torrentielle. j'ai redécouvert la ville. Mais après 6 semaines de voyages, je commençais à cumuler la fatigue. J'ai du passé la moitié de l'après-midi à dormir pour récupérer des forces.
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l'ile del sol
Matin 8h, embarquement pour l'ile del Sol, et une petite averse sur le lac nous souhaite la bienvenue. L'arrivée sur l'ile, sous un soleil rayonnant, et l'accueil chaleureux des villageois m'ont beaucoup touché. Le village est aussi colonisé par les étudiants argentins en vacances, sympathiques mais envahissants. La progression sur l'ile nous a offert des vues magnifiques sur le lac Titicaca. Les ruines de Chincana sont plus étendues, plus intéréssantes que ce que j'imaginais, et valent vraiment le coup. J'avais prévu un petit pique-nique et beaucoup d'eau (pour etre autonome). De retour au port, nous avons fait deux autres arrêts, un village et d'autres ruines Incas. Ce fut une magnifique journée, bien remplie. Au passage, la moitié du bateau était composée de touristes sud-américains (brésiliens, argentins...). Malheureusement, j'ai chopé un mauvais virus qui me colle au lit dès 7h du soir.
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Coup de barre
Malgré la fatigue, je me suis levé à 6h du matin pour prendre le bus de 6h30 pour la Paz. Arrivé vers 10h, j'ai sauté dans un taxi, je suis arrivé à la gare routière, et j'ai pris le bus sur le départ pour Cochambaba à 10h15. Je conseille l'étage supèrieure pour profiter du panorama. Je n'ai pas vu tous les magnifiques paysages car j'ai dormi la moitié du temps malgré des voisins très interessants, jeunes boliviens. Arrivé à 18h, sous l'orage, j'ai pris un hotel et je suis allé à la pharmacie prendre des antibiotiques locaux qui m'ont permis de dormir rapidement et de récuperer des forces.
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Cochambaba
A priori, j'avais en plus d'un virus, une baisse de tension et une crise de foie. Cela m'a empeché de me nourrir normalement pendant 4 jours et fait perdre 6 kg. Ce jeudi là, vers 10h, je décide de me rendre à Sipe Sipe pour aller visiter les ruines préincaïques de Inca-Rakay. Sur la place du village, un chauffeur de taxi propose de m'y accompagner moyennant un tarif correct. Pas de chance, 1 km après le village, la route était totalement en refection, bloquée par une paire de bulldozers. Revenant sur mes pas, je rencontre deux jeunes boliviens et leur demande moyennant finance, de m'accompagner au site. Comme ils n'y étaient jamais allés, et pensant que c'était une petite balade de 3/4 d'heure, je n'a pris qu'un litre d'eau et on était 3. Partis à 10h30, nous sommes arrivés à 13h... La cote était très raide, pas d'arbre pour procurer de l'ombre, un soleil de plomb, sans parler de l'altitude. 3h d'enfer. A la dernière crête, je m'étais dit, si elles ne sont pas là ces ruines, on fait demi tour. Par chance, elles étaient là. Le site par lui même n'a rien d'exceptionnel, mais le défi valait le coup. La descente fut moins éreintante, et arrivés à l'entrée du village, totalement déshydratés, dans une ferme, les habitants nous ont offert une chicha morena glacée (bière de maïs fermenté). Mais les jeunes qui n'en boivent jamais, l'on appréciée. Ce fut la meilleure chicha que j'ai jamais gouté... De retour à la ville, je me suis installé, vers 17h à la place de la cathédrale d'où j'ai pu observer les mimes et les clowns (pitofos). Mes jambes n'en pouvaient plus. Je suis rentré en taxi. Le lendemain, journée de repos. (visite des églises et des musées). J'ai aussi acheté les billets pour le bus de nuit pour sucre. départ 18h, arrivée 6h.
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Un bagagiste très buté
Etant en Bolivie depuis une semaine, j'avais jusque là pris de nombreux bus, mais toujours au dernier moment. Cette fois-ci, j'avais reservé ma place, et je suis arrivé avec mes bagages en avance pour le départ. Le bagagiste m'a réclamé un billet à retirer au guichet pour les bagages, juste pour pouvoir le charger dans la soute avec les autres. Mais le temps pressant, je n'allais pas laisser mon sac au milieu d'un quai pour aller chercher un bout de papier. Avant qu'il ne parte sans moi, je suis monté dans le bus, et mis mon sac au milieu du passage. La situation ne semblait pas déranger le bagagiste mais moi beaucoup. Au bout d'une demi-heure, profitant d'une pause, je suis allé voir le chauffeur pour lui faire part de mon mécontentement dû à cette situation grottesque. J'ai aussi promis au bagagiste de lui en coller une si il ne faisait pas son boulot. Le chauffeur a dit stop, en lui disant que lui aussi allait lui en coller une. La situation a enfin pu rentrer dans la normale.
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Sucre
J'étais venu 9 ans plus tot à Sucre, un dimanche, la ville était assez déserte, belle mais un peu ennuyeuse, malgré la remise des diplômes et la visite de la glorietta. Ce samedi là, entre les marchés et la circulation, la ville ne manquait pas d'interêt car de magnifiques patios et musées s'offent à votre curiosité. J'ai encore plus apprécié Sucre vivante et rayonnante (la ville blanche) qui n'usurpe pas sa réputation de plus belle ville de Bolivie.
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A propos du parc Dino (Dinosaures)
C'est assez kitch et coloré, ça vous fait
passé un petit moment, au milieu des boliviens qui
retrouvent leur ame d'enfant.
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Tarabuco
Incontournable, c'est une visite domenicale du plus beau marché bolivien, où les gens un peu réticents et distants deviennent sympathiques et chaleureux, au cours de la journée, malgré l'appareil photo autour du cou.
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Potosi
Pour le départ, lundi, après l'achat du billet, j'ai aussi pris le billet pour les bagages afin d'éviter les mêmes désagréments d'il y a quelques jours. Le voyage, de trois heures, fut sans problème, mais je suis arrivé à Potosi en pleine manifestation de mineurs. Un taxi a accepté de faire un grand détour pour me déposer à l'hotel Turista. L'hotel était confortable, sans surprise. Soyez ferme sur la douche chaude, car ils ont tendance à couper l'eau chaude quand vous etes savonnés.... Les bagages déposés, j'ai traversé la manifestation pour aller visiter le théatre et ses toits, d'où j'ai vu l'étendue du rassemblement. Ce fut une redécouverte de la ville. Au cours de l'après midi, je suis entré en contact avec un groupe de "caïques" (maires de villages autochtones), qui ont accepté que je prenne quelques photos lors du défilé. Ce fut une très belle rencontre, humaine et attachante. Vers 16h30, je me suis rendu à l'église et musée San Theresa. Le musée est complètement refait, aux oeuvres magnifiques et accessibles, sans garde fou, ni vitre blindée, des chefs d'oeuvres à l'état pur (C'est là que j'ai rencontré trois français avec qui j'allais faire trois jours plus tard le désert d'Uyuni). Si vous n'avez qu'un seul musée à faire à Potosi, c'est celui là.
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La mine
Mardi matin, j'ai pris un petit déjeuner chez Chaplin (décoré des photos de charlot). Iil n'ouvre qu'a huit heures, mais les déjeuners sont excellents. Je m'étais inscrit à l'agence silver tour, pour visiter une mine. Mais contrairement à la précedente visite, avec silver, c'est plutot sportif. 3h dans la mine, dans la poussière et la chaleur, descente dans un boyau étroit où l'echelle avait des marches très espacées; La descente sur 5m dans le vide sans sécurité vous laissera quelques frissons. Je vous conseille de bien vous renseigner sur cette visite "un peu limite" car les agences ne manquent pas. J'ai fait une grosse pause déjeuner et revisité la casa de la Moneda, avec une guide aimable comme un gardien de prison, mais incontournable pour l'histoire de la ville.
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Route
Mercredi. Bus pour Uyuni, 10h-16h. J'ai retrouvé les français du musée San Theresa, qui m'ont présenté un couple de belges, et ont s'est mis d'accord pour essayer de trouver un tour pour visiter le salar d'uyuni, tous les six ensembles. Sur place, on a contacté Lincancabur tour qui nous proposait 4 jours dans le desert avec arrivée à Tupiza le dimanche soir. Ils nous ont pris 100 $ par personne au lieu de 120.
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Salar
Jeudi matin, nous avons été faire quelques achats au joli petit marché. Ensuite nous avons enchainé avec les premières visites : le cimetiere des locaux, Colchani, le début du salar, et l'ile des pescadors. Ce fut aussi la premiere nuit dans un village du désert.Vendredi : visite de San Juan, de la laguna azul, des arbres de pierres, et enfin la fameuse laguna colorada "un des plus plus beaux endroits du monde". Ce lac mérite à lui seul la visite de la Bolivie. Ne vous contentez pas seulement de la vue du plateau nord, faites le tour du lac, sur les berges sud. Malgré le soleil de face, le lac reste bien rouge, mais les flamands roses sont plus proches car eux aussi ont le soleil dans les yeux.... Moment intemporel, et privilégié face à cette beauté. Nuit dans un dortoir près du lac dans un froid glacial, départ à 5h du matin pour aller voir les geysers fumant à l'aube et un bain dans une piscine naturelle vers les 7h. Puis on a traversé le desert de Dali (décevant), et on est arrivé à la laguna verde, grandiose et spectaculaire. Plus tard on a pique niqué dans une oasis verdoyante, véritable ruisseau de vie au milieu d'un enfer de pierre. Nuit à San Antonio. Dimanche dernière étape, on a traversé de minuscules villages isolés, oubliés de tous. Ascension impressionante, dernière partie sur les cretes aux ravins vertigineux. Arrivé à la quebrada palala, digne du grand canyon du colorado. Puis Tupiza la rouge entre ses deux parois, la vie, la ville les gens.
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Tupiza
Lundi repos. Petite balade dans la ville, et longue ascension au bord de la piscine de l'hotel Mitru Anexo. Mardi rebelote, canyon, cactus, et cheminée de fée. Le premier bus pour l'Argentine nord toute proche part malheureusement à 3h du matin. Arrivé à la frontière 5h, ouverture des guichets 6h, très bon accueil des douaniers, impressionés par mes tampons du sud de l'argentine (ushuaia).
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