| CHILI
II SUD
PATAGONIE |
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Contrairement à la Patagonie argentine, la partie chilienne entre Puerto Montt et Pucon en saison estivale, été austral, est très frequentée. C'est une sorte de riviera suisse, entre mer, lacs (aux plages de sables noir) et volcans enneigés. C'est très beau. L'ile de Chiloe est beaucoup plus authentique que la région des lacs, avec ses petits ports de pêche (qui reste la première ressource de l'ile), son agriculture et son élevage. Ses maisons colorées ont des murs couverts de tuiles de bois (à cause d'une pluviomètrie importante). L'île reste une région ingrate et difficile durant le long hiver (tout comme à Ushuaia). Les chutes de neige, durant les 4 mois d'hiver (juin-septembre) paralysent l'économie et les déplacements. Du fait de cet isolement, la population de Chiloé (et de Patagonie en général) est particulierement accueillante et affable. Dès qu'il y a un rayon de soleil, les paysages sont superbes, mais dès que ça se couvre, ça devient vite déprimant. Ca ne dure pas longtemps, mais c'est régulier du fait des vents fréquents sur les îles. Prenez quelques minutes de votre temps et voyagez avec nous. El Calafate (Argentine) / Puerto Natales / Punta Arenas / Puerto Montt (pas de photo) / l'ile de Chiloé : Castro, Ashao (ile), Chonchi, parc de Cucao // Puerto Varas (Frutillar, lac de todo los santos, volcan Osorno) // Valdivia (baie des Castillos) / Pucon (volcan Villarrica) // Vina del Mar / Santiago Dimanche 7h du matin, départ de El Calafate, la route est droite à perte de vue, avec sur la gauche une immense plaine, sous un ciel bas et pesant, et sur la droite une immense crête en dent de scie : la cordillère des Andes. La matinée fut longue en somnolence, avec de bref arrêts. le passage de la frontière eut lieu à 13h., et l'arrivée à puerto Natales peu après. C'est un petit bijou de village preservé, aux palissades en tôles, aux peintures écaillées et rouillées. Je n'ai pu y rester qu'une heure, car le bus pour Punta arenas partait et je devais impérativement prendre l'avion reservé pour le lundi matin, car Nicolas arrive de France dans l'après-midi, et ne parle pas espagnol. Punta Arenas est une grande ville aux bâtiments arrogants et aux monuments surdimensionnés pour marquer l'ancrage de la région, la terre de feu, dans le giron chilien. Tel un ogre face à la ville, l'immense détroit de Magellan, trois fois plus large que celui de Gibraltar, qu'on appelle l'estrecho de Magellan en espagnol, "détroit" qui ne l'est pas vraiment. Lundi matin, confirmation de l'horaire de départ pour Puerto Montt : il a été modifié de deux heures d'avance. Départ à 10h, et 3h de vol plus tard, c'est le vol de Nicolas qui avait deux heures de retard... Arrivé à 17h au lieu de 15h, nous avons, de suite, pris le bus avec le passage en ferry pour l'ile de Chiloé, et sa capitale Castro. A 20h, arrivée au terminal, une charmante dame nous propose un hébergement à l'hotel Cordiere. Le lendemain, mardi matin, après un copieux petit déjeuner, nous avons visité la ville, sous une petite pluie. Son fjord abrite des bateaux de pêche. Nous avons aussi visité la cathédrale, son petit marché, ses boutiques, et son quartier lacustre. L'après-midi, le soleil est de retour, Nous sommes allés visité l'ile de Ashao, relief irrégulier, petit port, fermes et une église historique. De nombreux bus sillonnent l'ile. Mercredi, ce fut un grand tour organisé de l'ile de Chiloé avec la visite de Chonchi (église historique et cimetière typique, son musée, et sa grande rue). De nombreuses haltes ont lieu, puis nous arrivons au parc de Cucao. Ce fut une ballade d'une heure dans un sous bois de fougères, puis la découverte d'une immense plage sur le pacifique (première vision de l'océan pacifique pour Nicolas). Au retour, ce fut un arrêt au village de Cucao, avec son cimetière à la particularité d'avoir des caveaux vides, qui servent à s'abriter lors d'enterrements orageux.
Jeudi, départ pour Puerto Varas, avec une grosse fatigue en prime. Cela fait pour moi la quatrième semaine de voyage en Amérique du sud. C'est une petite ville au charme allemand avec un lac magnifique et le volcan Osorno en arrière plan. De la gare routière de Puerto Varas, deuxième route à droite, seconde villa, Maria vous accueillera dans sa maison, au charme typique Allemand, au milieu de ses bibelots et photos de famille (la chambre d'angle est superbe), ses dejeuner pantagruels, jus de fruits frais, fromage et gâteau forêt noire, en plus du déjeuner classique. Juste à coté, je vous recommande la visite de Frutillar, avec son musée dans de magnifiques bâtiments anciens. Le lendemain, vendredi, tour organisé, arrêt aux cascades, puis navigation sur le lac de tout les saints (todo el santos), dont les ferrys rejoingnent l'Argentine, le lago frio puis Barriloche. C'est le chemin historique de l'immigration Argentine-Chili. Nous avons pris un téléphérique et nous aons fait une ballade sur les contreforts du volcan Osorno. Samedi, départ pour Valdivia, 3h de bus. A la gare routière, on nous propose un hébergement peu cher, propre et très central, et transport aller-retour. Visite de cette jolie petite ville, un peu en effervescence à ce moment là, car la nouvelle présidente très populaire Madame Bachelet était venu inaugurer le centre d'art moderne. La ville possède des bâtiments anciens et colorés, sur les rives d'une rivière attrayante face à deux beaux musées (art moderne et maison historique au mobilier bourgeois). Dimanche matin, découverte de la baie des castillos. Nous avons visité trois des cinq forteresses principales, mais à l'époque (17eme), il y avait plus de 10 installations militaires. Tous les dimanche à la forteresse de Corral, vers 15h, il y a une reconstitution en costume par des étudiants bénévoles de la bataille opposant les indépendantistes, contre les troupes espagnoles (petit problème technique : film déchiré, donc pas de photos). Lundi, ce fut le départ pour Pucon, avec 3h de bus. Nous avons, de nouveau, découvert de beaux lacs aux plages de sable noir, et aux volcans immenses et enneigés. L'un d'eux le Villarica fumait. Nous avons eu des difficultés à trouver un hébergement (car nous étions en pleine saison touristique avec beaucoup de jeunes "aventuriers"), Nous avons trouvé une chambre dans une auberge de jeunesse, en dortoir. Après une petite visite de la ville, nous sommes entrés dans une agence touritique, qui nous a proposé un tour pour allé visiter une petite communauté mapuche dans un village reconstitué . On nous a aussi proposé l'ascension du volcan Villarica, que quasiment tous les touristes (et comme déjà dit, ils étaient nombreux) font avec des équipements spéciaux,. Nous hésitions, vu l'altitude (2800 mètres) et notre manque d'expérience, et parfois la douleur de mes genoux. Mais, nos réticences sont tombées quand le groupe venant de faire ce circuit est arrivé enchanté. On a pris cette option pour le lendemain. 6h du matin, nous avions rendez-vous à l'agence, avec l'acheminement en mini-bus pour rejoindre le volcan, et téléphérique jusqu'aux premières neiges. L'ascencion a duré 3 heures avec des étapes de 30 minutes et 5 minutes de récupération, du fait de la pente raide, et du groupe plus ou moins habitué à des épreuves physiques. Mais, cet effort a permis avec joie, la découverte du cratère, au milieu des fumeroles et de l'odeur du souffre. Le retour est beaucoup, beaucoup plus rapide que la montée !!!! Reéquipement avec K-Way et protections, car nous sommes redescendus sur les fesses dans des tobogans glacés, en essayant de controler la vitesse avec le piolet (en fait, de la luge, mais sans luge !!). C'est très ludique et euphorisant. On retourne en enfance. C'est une expérience unique à faire absolument. Après cette journée de marche, on a pris le bus de nuit pour Vina del Mar. (9h à 10h de trajet en bus "cam") Mercredi, à la gare routière de Vina del Mar, une agence nous propose un petit appartement avec coin cuisine, pas trop loin de la plage. On a fini la matiné au bord du pacifique, dans une eau toujours gelée. L'après-midi, on a exploré les plages populaires et la foule bigarrée. Nicolas a eu un coup de fatigue, et on retourne à l'hotel. Jeudi pas de chance, temps couvert. On a visité les différents musées de la ville, dont un sur l'ile de Pâques, d'autres sur la peinture... Vendredi, 2h de bus pour arriver à Santiago (capitale et fin de notre voyage). Derrière l'église San francisco, nous avons trouvé un hotel, "hotel Londres", immense, haut plafond, et au parquet ciré, un peu vieux, mais propre et confortable. Nous nous sommes balladés au Cerro Santa Lucia (petit monticule au centre de Santiago) pour découvrir la vue panoramique de la ville. Puis, nous sommes allés à la place d'armes et vers la cathédrale, et je vous conseille le musée précolombien, pour la richesse des pieces et sculptures présentées, d'origine de toute l'Amérique du sud (Maya, Moche, Inca). Seul inconvénient pour moi, les photos étaient interdites. La journée s'est terminée au marché couvert. Samedi, c'était la dernière journée pour Nicolas, avec la visite des cours du palais présidentiel et shopping. Fin d'après-midi, il est parti pour l'aéroport. et pour moi ce fut une soirée cinéma, et dimanche je prends l'avion pour la Bolivie.
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