Seconde étape des conquistadors espagnols, avant de partir découvrir le continent américain, c'est par la suite le carrefour indispensable au regroupement des galions gorgés d'or après la destruction des empires azteques et incas. Ceci explique la richesse architecturale et culturelle de Cuba. Le système politique cubain n'a rien à voir avec une démocratie, tout le monde est surveillé, et le monde se surveille.
La population est très diversifiée, entre européens, africains, et même chinois. Mais comme souvent, chaque groupe d'éthnie a des localisations distinctes : Vinales à majorité blanche, santiago de cuba à majorité noire. Mais par rapport à beaucoup d'autres pays, le metissage est très important.
Un point fort du gouvernement cubain résulte dans l'éducation. Les médecins, les ingénieurs, ou bien professeurs sont nombreux et bien formés, mais ils ne trouvent que rarement des fonctions dans leur activités : architecte chauffeur de taxi, cuisinier imprimeur. Exemple : des medecins cubains sont allés travailler au Venezuela, invités par le gouvernement Chavez en échange d'hydrocarbure à des prix défiant toute concurrence. La situation alimentaire s'etait beaucoup dégradée à la chute de l'empire russe, car toute l'économie dépendait des pays de l'est. Il ne faut pas oublier que Cuba subit un embargo économique (alimentaire) de la part des états unis depuis 1959 (début de la révolution cubaine). Ce qui explique l'énorme popularité dont bénéficie fidel Castro auprès des populations sud-américaines. Si en europe, on retient surtout l'image d'un dictateur implacable pour son peuple, c'est aussi le révolutionnaire mythique et le resistant à l'égémonie nord américaine. L'embargo a durcit la position cubaine, qui n'a trouvé son salut que dans l'intransigeance et sa foi dans son combat.
A Cuba, deux sociétés cohabitent : la société traditionelle des petits artisans, agriculteurs, et coupeurs de canne à sucre, et celle des privilégiés, travaillant dans le contact ou le tourisme qui bénéficie des devises étrangères. Le revenu moyen d'un cubain est d'environ de 10 à 15 euros par mois, dans le meilleur des cas. C'est ce que touche un barman dans la journée.
C'est un des peuples les plus conviviaux, chaleureux, et sympathiques qui m'ai été donné de rencontrer sur la planète. Toutes les occasions sont bonnes pour discuter (vous connaitre), écouter de la musique et boire un coup. Cuba, c'est presque un reve pour les touristes, plage paradisiaque, filles superbes. Mais cela cache beaucoup de détresse, et pas mal de misère. Ce qui manque le plus aux cubains, c'est ni la fierté, ni la générosité, mais c'est surtout la liberté.
ITINERAIRE
La Havane / Vinales / Pinar del rio / La Havane / Santa Clara / Cienfuegos / Trinidad / ile de la jeunesse (nueva gerone) / La Havane
CARNET
DE VOYAGE
- La carte verte
Pour visiter Cuba en février 2000, il fallait avoir 300$ sur moi, une réservation à l'hotel pour la nuit (hotel capri 70$ la nuit), et surtout la carte verte (feuille volante). Elle est fourni au consulat en même temps que le visa. Après quelques tracasseries du douanier (ils n'aiment pas trop les sac à dos), j'ai pu enfin entrer dans le pays. Arrivé à l'hotel, fier comme artaban, je présente ma reservation, et mon passeport, et on me demande la carte verte, qui n'est plus dans le passeport. Je ne m'affole pas trop, et je vais au commissariat le plus proche. Malgré la file d'attente, environ 10 personnes, j'obtiens de rencontrer le responsable. Dans un bureau vétust, il me reçoit très bien, et vérifie mon arrivé sur son ordinateur. Ma carte verte est bien enregistrée, je peux poursuivre mon voyage, seul inconvénient, le jour de mon départ, je dois me présenter à l'aéroport 3h avant. 15 jours plus tard, je m'u rend donc comme prévu 3h avant, et je demande à rencontrer le responsable de la police. Il me reçoit dans son bureau, il me demande de lui raconter mon séjour, en sortant une bonne bouteille de rhum. Je reste prudent, et j'évite de lui parler des personnes rencontrées, de mon séjour clandestin à l'ile de la jeunesse, ainsi que de juan un copain cuisinier à qui j'ai appris à faire la langouste thermidor (qui était délicieuse). Une heure et demie plus tard, la bouteille à moitié vide, il m'a fait franchir toutes les formalitès assez rapidement. Une fois dans l'avion, on m'a proposé de boire quelque chose, j'ai répondu "non merci, c'est déjà fait".
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